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 let me be a star again, the dust on god’s lips

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Angus Hunter

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Messages : 24
Avatar, © : alex høgh andersen, schizophrenic(ava), wild heart(sign); paintedemons.tumblr(image)
Pseudo : dirge
Age : 24 y.0.
Job : director of the hunter's charity foundation
Status : single and fucking lonely, pathetic doesn't begin to sum it
Top wishes : to dream without breaking; buy a boat, go to the sea; live one day with another name; make the guzzi v7 faster; stop the world from spinning

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Mood: killing type
Relationships:
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MessageSujet: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 16:44


Angus Ronan Hunter
Sometimes I swear I’m real.

i | one thousand paper cranes
nom complet ▪️ Pur-sang né de l’union d’une roturière et de la copie surannée d’une noblesse vouée à s’éteindre sans un dernier cri, c’est avec ironie que l’enfant porte le stigmate d’une engeance spoliée par le poids de ses propres travers. Membre d’un clan en voie de disparition, le gamin est un Hunter pour de biens nombreuses raisons. Noble au cœur couvert de suie, l’enfant porte le reliquat d’un fantôme à même la chair, le nom qu’elle lui a choisi brûlant l’envers de ses lèvres à chaque fois qu’il le prononce. Angus, un nom se voulant doigt d’honneur brandit au monde, le souvenir d’une Ecosse coulant en leurs veines au sang bleu par ce titre qu’ils portent. Le tout accouplé à la dureté d’un second prénom qu’il crache plus qu’il ne prononce, Ronan la dureté du mensonge qu’est sa vie, que fut sa naissance.  Angus Ronan Hunter, le petit prince écossais des forêts, le moins que rien important à cause d’un blason et de l’honneur porté à son nom.  âge, date et lieu de naissance ▪️ Gamin encore fort de la force de ses premiers émois, homme forgé par le feu et le sang d’autres contrées, c’est le cœur indolent et la moue grave qu’Angus porte vingt-quatre années sur les épaules. Encore trop jeune que pour écrire sa légende, trop vieux pourtant que pour éveiller des rois millénaires censés lui offrir un but, il paresse entre aujourd’hui et demain sans savoir ce qu’Atropos souhaite véritablement faire de son destin. Né au plus froid de l’hiver, c’est un vingt-trois décembre que Fortingall accueilli le rêveur sous son égide. Depuis lors, il se laisse porter par cet univers tellement plus grand que lui, se soumettant à ces fils imaginaires d’un destin que rien ne peut rompre. nationalité et origines ▪️ Originaires de l’autre côté de la mer, ayant suivi d’autres barbares jusqu’aux contrées civilisée d’une France peinant à vivre, de nombreuses histoires parlent des ancêtres d’Angus. Dépositaire d’une légende s’étant transmise de pères en fils, de mère à filles, le brun sait pourtant porter l’Ecosse en ses veines d’une manière viscérale. Tout, de sa démarche brusque à son accent trop prononcé, dans sa personne traduit la fierté et la force d’une nation qui le vit pousser son premier cri, vivre ses premiers émois et chercher un sens.  occupation, diplôme(s) et situation financière ▪️ Sur les épaules du prince repose le poids du royaume. Dirigeant à la tête de la Fondation Hunter, le gamin a repris les rênes de l’œuvre de bienfaisance familiale après des années passées sous la charge de directeurs temporaires. Après une vie passée à s’offrir à son pays, enrôlé dans la royal marine à ses seize ans comme tous les hommes de sa famille, s’est le cœur lourd qu’il est rentré au pays. Ancien marine œuvrant sous le drapeau de la Grand-Bretagne, il s’occupe désormais de son père à temps plein, gérant en même temps l’entièreté de cette empire de charité que son frère refusa de reprendre. Les poches pleines grâce à ces terrains de chasse prisés par les puristes, le nom de ses ancêtres est écrit en lettres d’or à l’entrée de plusieurs réserves naturelles du pays, le gamin touchant bien plus d’argent qu’il ne peut en dépenser.   état civil et orientation sexuelle ▪️ Bisexuel découvert sur le tard. Il fallut du temps à Angus pour admettre l’ouverture de sa sexualité. Il lui fallut du temps pour se laisser fondre sous les doigts rugueux d’hommes utilisant son corps comme un instrument servant à bâtir aussi bien que ceux des femmes jouant des symphonies à même ses côtes. Célibataire par dépit, malgré des fiançailles écourtées, il n’est de fou ou de folle prêt à maîtriser l’esprit dérangé du Hunter.  situation familiale ▪️ Une mère s’étant faite absence, un père s’étant fait néant, ne reste à Angus que l’argent en ses poches et la fierté d’un nom ne signifiant plus rien dans son propre pays. Second enfant d’une fratrie enjouée au plus profond de ses souvenirs, son ainé et lui n’eurent de cesse de se déchirer depuis la disparition de leur génitrice. Le plus jeune reste persuadé que celle-ci s’est envolée sous une bourrasque de vent. Presque vingt ans plus tard l’Hunter la cherche encore. Sous toutes les souches, au fond de tous les cours d’eau, derrière les arbres tombées sous les assauts glorieux d’une nature intemporelle, il garde un espoir fou et ingénu au cœur. Dans le fond, il sait que celle-ci n’était qu’un mirage, le rêve d’amour de son géniteur, ce dernier éteint depuis sa disparition. Tant et si bien qu’il arriva à s’éteindre pour de bons quelques mois plus tôt, sa voiture enlaçant un arbre de trop près. Prisonnier de sa cage, le patriarche Hunter n’est plus qu’une poupée vivant au travers de ceux l’animant. Ne reste à Angus que le souvenir de son ainé, Arran, un frère oublié au premier problème, envolé comme leur mère dès qu’il put s’absenter de ce foyer déchiré.  traits de caractère ▪️ rêveur + ambivalent - charmeur + violent - mystérieux + solitaire - bienveillant + peu prolixe - ingénu + obsessionnel - profond + faussement arrogant - craintif groupe ▪️ autumn. avatar ▪️ Alex Hogh Andersen.

ii | drop of rhum on my tongue
i |Angus aime le sale. Aime le dur, le brut. Il aime mettre ses mains dans la suie, démonter le moteur d’un bolide avant de le remonter pièce par pièce afin de comprendre les problèmes de la machine. Il aime passer des heures à observer la nature, allonger à même l’herbe mouillée par une rosée du matin persistante avant de tirer le coup parfait. Il aime récupérer le butin, ramener le prédateur jusqu’au garage alors que la proie s’enfui en bondissant. Il aime le contraste déchirant de cette fange rongeant sa peau alors que son monde n’a jamais été autre chose qu’un ersatz aseptisé de la réalité. Il aime se frotter de trop près au réel, en garder la cicatrice à l’envers des prunelles. Il veut juste être autre chose que ce pourquoi on l’a créé. ii | Une mère faite de songe, le souvenir d’un rêve qui lui reste sur la langue, auquel il ne peut s’arracher, le gamin ne saurait dire la dernière fois qu’il s’est réveillé. Son frère l’a traité de pauvre taré la dernière fois qu’ils se sont vus, imprimant sur sa chair l’envers de ses phalanges pour le ramener à la réalité. Angus n’est pourtant rien de plus qu’un rêveur, la tête dans les nuages et les pieds s’enfonçant toujours plus profondément dans les sables mouvant d’une conscience lui échappant. Il y croit. Il en est persuadé. Son père a rêvé sa mère et c’est pour cela qu’elle l’a abandonnée. L’orphelin ne peut admettre une réalité plus terne, réécrivant à l’encre de ses songes une vie qu’il ne prit jamais en main. iii | Pour le Hunter, tout a une raison d’être. Le bien. Le mal. Fervent défenseur d’un destin qu’il a toujours considéré plus grand que lui, Angus fait partie de ces gens ouverts à leur environnement. Le cœur sensible, l’esprit trop prompt à croire, il se berce d’illusions en cherchant l’espoir où n’importe quels charlatans lui offriront. Adepte des arts ancestraux de l’âme, il n’est pas rare de voir le brun méditer aux frontières de sa demeure, s’adonner figures lascives d’un art asiatique ou bien chercher l’avenir dans les cartes. Il croit car il n’est plus pure essence que celle-là à consommer pour un rêveur dans son genre. iv | Descendant d’une famille à l’héritage militaire important, c’est naturellement que son père l’inscrit aux Junior Cadets de Perth alors qu’il n’avait que dix ans. Puis aux Sea Cadets avant de finir son éducation au Royal Marines Cadets jusqu’à ses seize ans. Orphelin forcé de vivre avec le seul membre de sa famille lui restant, il chercha une famille aux delà des frontières de son propre sang. Abandonnant son père à seize ans, il devint un Royal Marines du 42 Commando. Trouvant la paix au cœur de cette famille de substitution, il resta aussi loin de Fortingall que possible, ne revenant que lorsqu’il n’avait d’autre choix. v | Depuis son retour à Fortingall, Angus est obligé de s’occuper de son géniteur. Depuis que ce dernier s’est enroulé autour d’un arbre au bord de la route, manquant son coup juste assez que pour en ressortir vivant, il ne peut subsister par lui-même. Homme bloqué dans sa propre chair, le patriarche Hunter n’est plus rien de celui qu’il a été. Ombre peinant à exister sans le soleil lui offrant son relief, il n’avait déjà plus d’homme que le titre. Désormais bloqué dans son corps, cette prison de chair l’empêchant de s’échapper, il compte sur son dernier gamin pour lui offrir un semblant de vie. Forcé de s’occuper de celui-ci, lui offrir ses soins journaliers, mais aussi le nourrir et assurer son suivi médical, Angus semble ancré à Fortingall comme un oiseau dont on aurait coupé les ailes. vi | La chair musculeuse,  le corps entretenu au point d’en devenir une arme, Angus est un animal fait d’habitudes. Tous les jours, il s’entretient, entretien une routine gravée dans sa chair afin de ne pas oublier qui il est, ce qu’il devient. Courir, souffrir, s’exercer au point de ne plus savoir penser. Le gamin fit de son corps un temple qu’il se doit de vénérer. Excellent cuisinier, sportif accompli, son œuvre est sa personne. Ainsi, s’il peut aussi bien porter un costume griffé qu’un short délavé, c’est à force d’heures de travail. D’heures passées à faire le vide sous son crâne dans l’espoir de chasser les nuages que lui laissèrent là-bas ses cauchemars. vii | Animal toujours trop sensible et trop enragé pour son propre bien, le brun danse le long de cette ligne floue sur laquelle il ne peut tenir. Nerf à vif que plus rien ne protège du monde, le gamin semble avoir été créé nu et sans défense. Rien de plus que ses crocs pour mordre et ses griffes pour déchirer. Forcé de s’ouvrir le poitrail à force de désespoir, cherchant à faire vivre l’univers en son buste pour que tous puissent voir l’étendu de celui-ci, il est une œuvre à jamais inachevée. Douceur sans nom, inconnu aux prunelles à l’ailleurs incertain, sous ses sourires les cœurs fondent et pourtant le sien ne ressent rien. Ou presque. Doux éperdu à la recherche d’un sursaut de vie, il erre sans but à la recherche d’une définition, d’une Atropos sanctifiée pour lui montrer le chemin. viii | Angus n’est rien de plus qu’un mythe pour les habitants de Fortingall. Gamin parfois promené au détour des rues de la ville, entre le tutorat à domicile et ses week-ends passés à Perth, il était rare que ce dernier se balade dans le coin. Habitué à la solitude de cette existence, maintenant qu’il est revenu, ce n’est pas étonnant que personne ne se souvienne trop bien de lui. Rien de plus que le gamin vivant dans la grande demeure du bout de la ville, l’enfant dont tous connaissaient le nom, mais dont personne ne savait rien, ils sont rares ceux à posséder des fragments de son histoire. Fantôme parcourant la ville de part en part, ils s’étonnent, ils rougeoient  devant le petit prince de la ville. ix | Des marques de son temps au front, Angus en porte quelques-unes. Tatouées à l’envers de sa chair, il garde le souvenir de ces journées sans fins où pressés avec ses coéquipiers ils attendaient que la fumée ne s’envole et que le ciel s’illumine à nouveau. Il en porte la plénitude de faire partie d’un tout, d’avoir un sens. A même sa chair, lui reste les fragments d’obus d’une autre vie, une cicatrice à peine visible dansant le long de sa pommette, la marque d’un éclat de balle sur la hanche. Rien de plus que le souvenir d’avoir vu l’enfer et d’en être revenu. Pourtant, il donnerait tout pour y retourner encore. x | Malade imaginaire, c’est au fond de ses pensées qu’il est le cancer. C’est au plus profond de ses songes que la tumeur croit, croit, croit au point qu’il ne reste de la place pour rien d’autre. Plus de place pour son frère, plus de place pour son père. Plus de place que pour cette illusion qu’il essaye de vivre envers et malgré tout. Gamin jouant avec ses amis imaginaire, ses mensonges ont la texture de la chair et porte son sang. Peu importe le nombre incalculable de rendez-vous chez le psychologue, les heures passées à lui faire admettre l’inadmissible. Angus est un rêveur s’étant perdu à force de rêver. Il n’est plus qu’un nageur en train de se noyer en attendant que quelqu’un le ramène à la dure réalité. xi | Homme de bien peu de vices, ce n’est pas sur la bouteille que le gamin force, mais sur la cancerette. Toujours une clope coincée entre les lèvres, il fume comme un désespéré attendant le feu de forêt. De la même manière qu’il conduit trop vite sa bécane guzzi v7. Qu'il est déterminé à partir chasser seul avec trop peu de balles ou qu’il dort les fenêtres ouvertes suppliant presque qu’on vienne le cambrioler.

the other side of a closed door:
 




Dernière édition par Angus Hunter le Sam 14 Jan - 23:31, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 16:45


- Goddamn the stars, all their dead light,
how we still talk  about them as something to reach for  -
We just want to be less of ourselves, like two dopey teenagers, strung out on a lack of oxygen, with brains the doctors like to photograph, we dance in the living room and say we are chained, bound at the wrists by stars


There are too many hands that still need holding and never enough flowers on the table.
Il n’aimait pas ça. Angus n’aimait pas du tout ça. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait déjà passé la porte, abandonné ce vieil homme lui rappelant un peu trop son grand-père. Si ça ne tenait qu’à lui, il garderait le silence au lieu d’ouvrir la mécanique de son cœur une fois par semaine pour déranger l’horlogerie écarlate se trouvant là. Il repousserait son frère et cette bienveillance maladive avec laquelle il le menait à la porte, s’arrêtant à celle-ci comme s’il n’avait pas le droit d’entrer dans ce monde-là. A croire que cette parenthèse de non-vie n’appartenait qu’à lui. A croire qu’il n’y avait qu’à cet instant qu’on lui offrait une voix, lui donnait des ailes. Pantin défait de ses fils, il s’animait d’un souffle de vie dont il ne savait rien le reste du temps. « Don’t you want to sit down ? » Faisant les quatre cents pas, sept pas jusqu’à la fenêtre, sept autres jusqu’à son bout du divan. Sept pas jusqu’à la fenêtre, sept autres jusqu’à son bout du divan. Il était un lion en cage, un savant incapable de trouver le mot coincé au bout de sa langue. « No. » Reprenant son cycle, sept pas jusqu’à la fenêtre, sept autres jusqu’à son bout du divan, le psychologue l’observait d’un œil bienveillant. Ce dernier notait des mots dont Angus ne savait rien. Il donnait vie à des pensées dont lui seul avait le secret, faisant face au dédale sous le crane du brun sans que ce dernier n’en voit la fin. « Why do you think your brother bring you to me every week ? » Sept pas jusqu’à la fenêtre, sept pas jusqu. Arrêté en plein ciel, figé en plein combat, le gamin posa son regard trop las sur l’homme. Roulant ses propos entre ses lèvres, faisant danser les balles sur le bout de sa langue, en goutant l’horreur et le pouvoir de destruction, il préféra les recracher. Leurs échanges étaient souvent teintés de cette retenue bienséante du brun. Ce silence lourd de sens qu’il portait à même les épaules comme le fardeau d’un Atlas qu’il pensait être. Le psychologue notait et il marchait. Sept pas jusqu’à la fenêtre, sept pas jusqu’à son bout du divan. Pourtant, après de longues minutes d’une guerre au silence écrasant, l’un des deux ouvrait la bouche. Parfois c’était lui, incapable de retenir ce commentaire au sujet du tableau le dérangeant. Parfois c’était le psychologue, l’invitant à s’asseoir, à dire ce qui lui passait par la tête, à garder le silence. « I wish I knew how my father gave birth to me. Was it an idea? Was it a thought? Have I been born and wished… then cursed a boy? I wonder. »  Les mots paraissaient tellement evident dans la bouche d’Angus. Coincé entre ses lèvres, il semblaient fait de chair et de sang à son image. Pourtant, s’échappant de ses dents, venant éclabousser les murs de leurs craintes, ils avaient quelque chose tenant du cauchemar. Tenant du mensonge. Le mensonge d’un gamin refusant de voir la vérité en face. Le monde caché entre les mots d’un enfant jouant au chevalier là où il n’était qu’un garçon comme les autres. « Your father and your mother loved each other… » « I don’t have a mother. There’s only me, my brother and my father. » Les yeux posés sur l’intrus en ses pensées, le gamin contemplait l’idée de le rejeter aux frontières de sa conscience, de le faire taire pour ne plus qu’il trouble le courant supportant le fil de ses réflexions. « Well, I am sorry, I thought your mother died of cancer. » Les prunelles pleines d’incompréhension, le gamin s’écorcha sur cette lame-là. La tournant dans tous les sens, laissant danser sa langue sur l’objet tranchant, il ne savait comment l’avaler. Il ne savait comment l’accepter sans qu’elle ne l’ouvre de l’intérieur, laissant lui échapper toutes ces choses qu’il peinait à contenir en son buste. Le psychologue notait. Angus se taisait. Pourquoi n’y avait-il qu’à cet homme que ses silences semblaient parlant? Pourquoi ne pouvait-il pas faire sens du fond de ce néant emplissant sa gorge, nouant ses cordes vocales ? Les poings serrés. La machoire crispée. Le brun était une statue marmoréenne figée en plein mouvement. Gardant la pose en attendant que l’artiste ne finisse son œuvre, ce dernier avait dû oublier les stries autour de son cœur afin de retenir la crue. « I think he hurts. I think he hurts a lot more than he pretends to. » « What does that mean to you? » Robot dont on aurait changé les batteries, il se remit en marche. La gorge nouée, les poings serrés, c’était au combat que ses pas le menaient. Personne ne s’en rendait compte. Même pas lui. « It means I can’t do anything to help him. I don’t know how to. » Le sourire venant gracier les lèvres du psychologue mena l’orage aux prunelles d’Angus alors que ce dernier ne comprenait pas pourquoi il se permettait de sourire. Il ne comprenait pas ce qu’il y avait de bien dans ce qu’il venait de dire. Il ne comprenait pas et dans le fond il n’avait jamais véritablement compris. « Isn’t trying a good place to start ? »
A la fin de l’heure, son imperméable sur le dos, plus de questions dans les poches qu’il n’en avait en entrant, ses yeux se posèrent sur Arran une seconde de trop. Juste le temps de l’entendre pour la première fois depuis longtemps. Véritablement l’entendre. « How was it ? » Cette après-midi là, son silence avait quelque chose de céleste. Remember the cancer that filled up her lungs…


I draw windows to jump out of but none of them are real so I have a lot of bruises from banging into walls.
Les rayons du soleil rendaient l’exercice extrêmement compliqué. Pourtant, en même temps, le militaire se délectait de ses rayons mordorés réchauffant sa nuque. Allongé à même la terre d’un terrain militaire au sud de Plymouth, il ne savait trop bien qui du soleil ou du garçon à côté de lui était le plus aveuglant. Avec ses dents blanches et toutes de travers, son accent du nord de l’Angleterre lui arrachant un sourire dès qu’il en entendait les notes trainantes. L’œil droit observant la cible de l’autre côté de son viseur, Angus écoutait tant bien que mal les informations que lui donnait Jules alors qu’ils tentaient de compléter l’exercice. Réglant son viseur, évaluant la distance, le vent, le gamin écoutait son ainé comme si ce dernier offrait la parole sacrée. Pendu à ses lèvres comme trop souvent, le Hunter peinait à comprendre pourquoi il s’oubliait si souvent au détour de ses lippes rosies par le vent marin les fauchant au petit matin. Il peinait à comprendre cette tension dans son bas ventre et la douceur que lui évoquait la simple dévotion qu’exprimait ses lèvres en s’enroulant autour de son nom. Il ne comprenait pas pourquoi il pensait à Jules en embrassant Liv. Ni pourquoi il pensait à Liv en embrassant James. Il ne comprenait pas pourquoi ses sentiments changeaient d’orientation comme une girouette suivant le vent dans ses déboires. A peine plus âgé qu’un gamin, pourtant déjà la mort entre les doigts, il s’éteignait à d’autres feux, se consumaient sur d’autres horizons vierges. Adolescence délivrance, fardeau porté d’une douleur sans fanaux. Les joies de l’ivresse, la douleur d’une perte de plus en plus présente. Vivre avec un fantôme, une absence, apprend-on jamais à vivre de la sorte ? Apprend-on jamais à contempler le vide au fond de ses entrailles ? Quand ces visages incertains cherchaient un amour auquel se raccrocher, le petit prince cherchait un échappatoire. Tatouant des portes de sortie à même la chair de ses amants, il peinait pourtant à effleurer leur myocarde. Il peinait à traverser leurs carcasses fumantes, ne trouvant jamais cette issue de secours qu’il cherchait tout du long. Il se contentait d’en finir plus amoché. Il se contentait de foncer dans les murs dans l’espoir fou de finir par trouver une porte. Vers où ? Il peinait à savoir. Il peinait à imaginer vers quel mieux ces horizons déserts le mèneraient. Presser la gâchette n’avait rien d’un enjeu pour Angus. Elevé dès son plus jeune âge dans la plus pure tradition militaire, il avait fait de sa nation son foyer et aucune frontière ne pourrait contenir cette absence qu’on lui avait laissée entre les doigts. La main de Jules s’abattit sur sa nuque comme le repas brûlant d’une réalité qu’il peinait à percevoir parfois. Qui criait ? Était-ce lui ? Était-ce le monde ? Un sourire imbibé de poussière d’étoiles, l’homme le secoua légèrement : « I had no idea you were this good kiddo. » Lui non plus. Il ne savait pas qu’il était quoique ce soit.

Someone has hijacked something inside me.
Les mots sonnaient faux hors de la bouche d’Arran. Tout comme ils avaient sonnés faux hors de la bouche de leur père. Dans un bruit de verre brisé qu’aucun des deux ne voulait reconnaître, ils parlaient sans s’écouter. Ils parlaient et parlaient et pourtant personne ne faisait attention au tonnerre grondant dans la voix. Aux éclairs s’échappant de leurs lèvres comme l’ouragan s’abattant sur la masure familiale. Portant toujours la mascarade qu’était sa vie à même les épaules, la tenue de son régiment contrastant douloureusement avec l’univers en guerre dans lequel il venait de poser pied, il entra sur un champ de bataille totalement désarmé. Encore un peu de l’Afghanistan dans les veines, il posa son sac sur le plancher tout en observant les deux hommes se déchirer. Le mal sous le crane. La douleur dans le rêve, dans le cauchemar. Angus savait qu’il n’avait rien à faire là. Il savait qu’il n’avait à contempler ce spectacle offert à des prunelles autres que les siennes. Pourtant, il contemplait le carnage, contemplait l’issue d’une guerre dont personne ne pouvait sortir victorieux. Son frère quitta la pièce sur un dernier fracas, une dernière balle tirée vers l’inconnu alors que son père portait la reddition dans ses prunelles. Certitude volée d’une engeance adorée, faut-il maudire le rêveur ou le rêve ? Observant ce géniteur qu’il ne comprenait que bien peu, le marine peinait un peu plus à comprendre ce dernier. Il peinait à comprendre les règles de cet univers dans lequel il les avait élevé. Suivant son frère comme il avait l’impression de l’avoir fait toute sa vie, il se retrouva dans le jardin extérieur face à un homme qu’il ne reconnaissait pas. « What was that about ? » « Stay out of it Angus. » « I want to understand. » Rattrapant cet ainé qu’il n’avait jamais véritablement arrive à suivre, il posa sa main sur l’épaule de ce dernier dans l’espoir fou de l’arrêter. Au lieu de quoi, il fut celui aspiré par la spirale folle dans laquelle l’autre se perdait. Sans avoir le temps de réagir, pris au dépourvu par celui qu’il n’aurait jamais cru capable de se retourner contre lui, étendu de tout son long dans l’herbe il contemplait un ciel exempt de nuages. Est-ce que dieu les avait effacé pour les placer en son cœur ? Plus par habitude que par réel désir, le militaire se retrouva sur ses pieds un instant plus tôt, la rage de vaincre aux lèvres et un cœur débordant de questions. Se jetant sur son ainé, ils s’écrasèrent comme une pluie d’étincelles vouée à s’éteindre. Refusant de s’éteindre, refusant de se calmer, ils luttaient pour une ascendance que l’autre leur refusait. Chiffonnier échangeant des coups en attendant que l’autre ne cède, leurs formations militaires respectives rendaient la tâche ardue. Jusqu’à l’instant où Angus pris le dessus, son avant-bras écrasant légèrement la trachée de son frère alors qu’il le tenait tant bien que mal en place. « What the fuck happened ? » N’arrachant rien de plus qu’un silence trop épais pour être digéré à son frère, il fut constraint de le libérer de sa prise. Contraint de le regarder se relever, le regarder rentrer un instant dans la demeure avant d’entendre le moteur d’une voiture démarrer. Seul avec leur père, rien de plus que quelques bleus et le carmin entre les lèvres, Angus ne savait vers quels rivages Arran s’en était allé. Il ne savait s’il pourrait jamais le suivre vers ces horizons dépeuplés là. Dans le fond, on ne peut maudire aucun des deux. Aucun des deux car qui de plus pitoyable que celui se raccrochant à ses songes ? Quoi de plus affligé que le fruit tordu de ses pensées ? Faisant face à ce paternel auquel il n’avait déjà plus rien à dire, les mots lui lacérèrent les lèvres sans qu’il ne puisse les garder à l’intérieur. « I won, so why does it feels like it was not about winning? »


I keep trying to get out of a cage they keep telling me I’m not really in.
Cela faisait déjà un mois qu’il jouait cette mascarade. Un mois que les gens le dévisageaient en rue. Quatre semaines que les habitants de la ville se demandaient qui était cet inconnu aux traits pourtant si familiers. Cela faisait trente et un jours qu’il prétendait ne pas être le prisonnier des songes de son geôlier. Pourtant, il était installé à la table de la seconde salle à manger, réaménagée pour les besoins de la chaise roulante de son père, il tentait de nourrir ce dernier avec un calme et une patience ne lui étant pas familière. Soupirant face à ses injonctions inutiles, il contemplait le jouet cassé lui servant de géniteur sans savoir qu’en faire. Après de trop longues minutes passées à lutter contre un semblant de normalité auquel il ne pouvait plus astreindre ce qui lui restait de père, il s’installa à la table pour faire face à son repas devenu froid. Quelque chose dans cette vie-là n’avait pas de saveur. Ectoplasme forcé de hanter les murs d’une maison ne lui appartenant plus depuis longtemps, il n’en pouvait plus de longer les murs. Il était fatigué de se faufiler entre les interstices dans l’espoir de ne pas attirer l’attention des tapisseries le toisant de leur mansuétude muette. Il ne voulait plus voir ces cadres complaisants et ces peintures d’une famille n’ayant jamais existée ailleurs que dans ses rêves. La fourchette prisonnière de la prise noueuse de ses doigts, il retenait tant bien que mal cette rage sur laquelle il s’étouffait depuis trop longtemps déjà. Arran n’était pas là. Sa mère n’était pas là. Il était seul. Seul face à ce vide menaçant de l’avaler à tout instant. Il était le dernier survivant d’un rêve n’ayant existé que sous les paupières de Richard Hunter. Plus le temps s’écoulait et plus Angus se demandait si lui non plus n’aurait pas mieux fait d’enlacer un arbre sur le bord de la route, de prendre une balle perdue au front d’une bataille sans vainqueur. Fortingall avait perdue de sa superbe. Elle avait perdue de cette douceur élégiaque capable d’apaiser un jeune Angus incapable de trouver le calme faisant défaut à ses pensées. Cette ville avait perdue de son faste aux yeux du brun, ne laissant à ce dernier que la rage incertaine et la douleur d’être piégé dans la paume de sa main. Adulte par obligation, enfant oublié aux portes d’un hôpital dont il refusait de se remémorer la devanture, l’élan de rage lui arracha un râle inhumain. Rompant le silence avec une aisance lui en faisant éclater le cœur, la table vint s’écraser dans un boucan tonitruant. Titan s’essayant à rompre la voie lactée sous ses doigts, le gamin attrapa l’assiette installée sur la tablette de son père avant de la lancer contre le mur. Continuant à se défouler sur l’échine de l’univers, il arracha les ustensiles à sa portée, renversant les babioles trônant fièrement sur le buffet pour que ne reste rien de son enfance. Rien que les fragments épars des objets fracturés au centre de la pièce. Il voulait que le monde voit, que l’univers ressente cette déchirure-là, perçoive l’absence de fondations sur lesquelles il reposait et pourquoi il se sentait si vide. « You did that to me ! You didn’t just go fuck yourself up, you fucked me up. I had a life and of course you had to make it about you. » N’avait-ce pas toujours été à son sujet? Le monde n’avait-il jamais cessé de tourner autour de Richard Hunter, le seul, l’unique? « Not once. I never asked you anything. Not to be there when I finished school. Nor when I became a marine. Arran brought me to the hospital when I broke my arm. He did it. He was there. You were not. » Rien de plus que sa propre personne à démonter pièce par pièce, souvenir par souvenir, Angus se mettait à nu sans même penser aux points de suture qu’il lui fallait arracher. Qu’il lui faudrait recoudre. « My mind is a fucking time bomb, it has been at war since I was born. Because of you. Because of this sick and twisted circus you put me in. I am more than a star boy. I am more than a trophy boy. I am your fucking son. » Les yeux posés sur la carcasse lui servant de père, il peinait à éprouver la moindre satisfaction face à cet homme. Face à cette pale copie de ce que son père n’avait jamais été. Au moins cette épave était là. Le silence pour seule réponse, en ses veines la brulure d'une prière que rien ne pourra jamais exaucer. « DO SOMETHING! » Il hurlait à s'en éclater les cordes vocales, il hurlait à ne plus savoir comment respirer, comment exister autrement que dans ce bruit. La porcelaine en miettes à ses pieds lui rappelait douloureusement la déchirure en son cœur. Il arrivera un jour où même ses hurlements ne pourront combler le vide. Il arrivera un instant où ne lui restera sous les paupières que les rêves élimés d’un créateur l’ayant oublié. Il fanait le gamin. Il fanait à force de ne pas être entretenu, à force de ne pas être emmené vers les rivages indolents de rêves plus grands que la vie même. Il fanait de ne savoir comment exister autrement que dans les prunelles d’autrui. Son père un miroir ne lui renvoyant que l’image saumâtre de l’homme qu’il n’avait pas cherché à devenir.


Dernière édition par Angus Hunter le Sam 14 Jan - 23:39, édité 9 fois
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Poppy Bloom
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 16:48

dios mío.
on se connaît toi et moi.

et te savoir ici me remplit d'une joie que je peux même pas t'expliquer
bien sûr, avec la classe qui est la tienne, tu nous sors un perso pareil, avec ce gif, ce titre, cette plume, et moi j'hyperventile devant mon ordi alors que moi aussi j'ai examen dans moins de 48h btw (étudier c'est un truc de fragiles )

en gros, bienvenue quoi

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Angus Hunter

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 17:03


*cardiac arrest*

Toi
(oui, j'ai perdu mes facultés conversationelles durant les 15 dernières secondes, la faute à qui?! )

Maintenant c'est moi qui hyperventile et on est exactement dans la même merde.    
Ca me fait trop plaisir de te retrouver sur un forum (je vais mettre ça sur ton dos le fait que j'ai pas résisté, pas la faute de ce pauvre staff qui a rien fait à par me tenter avec ce petit bout d’Écosse ).
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 17:23

Ce début de fiche. Et en plus avec cette bouille (bb Ivar ), j'achète.
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 18:11

t'as cru que tu pouvais débarquer sur un forum qui se passe en écosse et ne PAS m'y trouver ? as-tu donc tout oublié ?
je suis en pls de angus, tu voudrais pas arrêter de me faire souffrir FOR ONCE ?

(je débarque en mp sinon ça va être la catastrophe de flood cette fiche, je ne me fais pas confiance de savoir contrôler mes ardeurs Rolling Eyes )

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 20:08

Bienvenue sur ATOM. Le titre est magnifique et tellement parfait.

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Angus Hunter

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 21:15

syl, daddy (ragnar:heartt: )
Merci pour l'accueil J'espère que la suite sera aussi bien que le début.

poppy, après l'arrêt cardiaque que tu m'as filé, tu n'as que ce que tu mérites

adrian, trop de gentillesse, j'espère que la fiche sera à hauteur du titre

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 21:38

franchement, la plume recèle tellement de songes, ça devrait être illégal je ne parle même pas de la complexité du personnage, des facettes décrites avec autant de profondeur, ptn. c'est non seulement beau mais également déroutant.
un régal
bref, même si je me vois disserter là dessus pendant des heures Arrow
bienvenue parmi nous

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 21:44

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 22:10

Delano Price a écrit:
franchement, la plume recèle tellement de songes, ça devrait être illégal  je ne parle même pas de la complexité du personnage, des facettes décrites avec autant de profondeur, ptn. c'est non seulement beau mais également déroutant.
un régal  
WHO ARE YOU AND WHAT GIVES YOU THE RIGHT TO SAY THAT???
*s'en va se rouler en boule après sa deuxième crise cardiaque de la journée*
Je vais jamais finir ma fiche si tout le monde me met la pression.
C'est très gentil, mais bon là je vais me cacher (si vous aviez pas remarqué, je ne sais pas prendre un compliment ).

lyra, merci.
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Sam 14 Jan - 23:52

désolée mais je ne peux pas faire ça sans émotion donc tu vas devoir te faire violence pour ce post ok

tu sais ce que je pense de ton réalisme magique et de cette fiche qui n'en est pas une. j'ai une envie monstre de lire angus en rp donc dépêche-toi d'en créer plein et fuck les exams, de toute façon t'auras pas besoin d'un diplôme avec nos alpagas en patagonie puis je veux un jules et je veux qu'hunter soit heureux, et je vais même, grand seigneur, accepter le fait de ne pas être ton otp même si toi + moi =   (sauf qu'en vérité, toi + moi = des rp déchirants avec des analogies sur 800 mots et une session d'examens à l'arrache, mais ce n'est qu'un détail)

déjà l'esthétique de ce personnage, elle est incroyable, j'ai envie de lui faire un moodboard  


Citation :
« I wish I knew how my father gave birth to me. Was it an idea? Was it a thought? Have I been born and wished… then cursed a boy? I wonder. »

je. hm. en fait. tu m'as tuée. cette phrase me reste dans la tête


Citation :
Pourquoi n’y avait-il qu’à cet homme que ses silences semblaient parlant? Pourquoi ne pouvait-il pas faire sens du fond de ce néant emplissant sa gorge, nouant ses cordes vocales ?

j'ai envie de dire qu'il y a une logique entre toi irl et le fait que la psychologie de tes persos soit si prenante, donc en fait t'as pas de mérite. donc je ne vais pas m'extasier ici, même si je suis sous le charme d'à quel point c'est prenant. non. je ne vais pas le faire. CQFD  


Citation :
Remember the cancer that filled up her lungs…




Citation :
Allongé à même la terre d’un terrain militaire au sud de Plymouth, il ne savait trop bien qui du soleil ou du garçon à côté de lui était le plus aveuglant.

un poème. tu me donnes envie d'écrire un recueil sur jules et angus, j'espère que tu te rends compte de ce que tu as fait. j'espère que t'es fière de toi


Citation :
Cela faisait trente et un jours qu’il prétendait ne pas être le prisonnier des songes de son geôlier.

*high-pitched screaming in the distance*

half a dreamer, half a dream - angus c'est la vie

tl;dr t'es validée. ta fiche est potable.

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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   Dim 15 Jan - 0:00

       

Tu sais que même si je t'aime, je te déteste?

(toi + moi = heartbreak, always has, always will avec des sujets à rallonges en plus   )
Tu vas me tuer si je t'avoue que Jules n'est pas un personnage que je pensais approfondir?    

Ca fait depuis que j'ai imaginée ce personnage que cette foutue phrase me colle à la peau (enjoy la douleur de te l'arracher   ).

En tant que future psychologue (presque diplomée   ) ça serait honteux d'avoir des personnages pas malades mentaux.  

Je vais te faire un thé pour t'aider à te calmer.    

Poppy Bloom a écrit:
tl;dr t'es validée. ta fiche est potable.
 (oui, je ne retiens que cette partie ci, no shame)
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MessageSujet: Re: let me be a star again, the dust on god’s lips   

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